La question foncière s’invite de nouveau au cœur du débat public à Lyndiane, dans la commune de Kaolack. Réuni face à la presse ce samedi, le collectif « Aar Sunu Suuf » a exprimé sa vive inquiétude concernant ce qu’il considère comme une gestion peu transparente des terres de cette localité.
Les responsables du mouvement ont notamment pointé du doigt le maire de Kaolack, qu’ils accusent de prendre des décisions sans une implication suffisante des populations concernées. Au centre des contestations figurent plusieurs affectations foncières, dont une parcelle de 4 hectares attribuée à Cheikh Mahi Cissé, un hectare accordé à la famille de Léona Niassène, ainsi qu’un vaste terrain de 77 hectares destiné à un programme de logements sociaux.
Selon les membres du collectif, ces opérations soulèvent de nombreuses interrogations quant à leur opportunité et à leurs retombées réelles pour les habitants de Lyndiane. Ils estiment que les populations locales doivent être davantage associées aux décisions touchant à la gestion du foncier et aux projets de développement de leur terroir.
« Aar Sunu Suuf » appelle ainsi les autorités administratives et territoriales à veiller à la préservation des intérêts des populations et à garantir davantage de transparence dans les procédures d’attribution des terres.
Déterminés à poursuivre leur combat, les responsables du collectif annoncent une série d’actions de sensibilisation et de mobilisation. À leurs yeux, la question foncière de Lyndiane constitue un enjeu majeur dont l’évolution pourrait fortement marquer l’actualité locale dans les mois à venir.








