Pendant longtemps, la politique au Sénégal s’est mesurée à l’applaudimètre. Plus la foule était dense, plus le pouvoir se croyait fort. Mais l’histoire nous a appris que les bains de foule ne remplissent pas les assiettes, ne construisent pas, à eux seuls, des routes ou des écoles, et ne garantissent en rien une réélection. En se rendant en Casamance, le chef de l’État a choisi de briser ces codes.
L’enjeu de ce déplacement est clair : il ne s’agit pas d’une opération de communication, mais d’un acte de gestion. La Casamance, région au potentiel immense mais marquée par des fragilités sociales, n’a plus besoin de discours, mais de présence. En allant directement à la rencontre des citoyens pour recueillir leurs doléances et en inspectant l’avancement des chantiers publics, le Président instaure une méthode pragmatique : constater, mesurer et corriger.
Aujourdhui, le citoyen sénégalais est informé et exigeant. Il ne juge plus ses dirigeants sur leur popularité apparente, mais sur les efforts concrets fournis pour améliorer ses conditions de vie : l’accès à l’eau, à l’électricité, à la sécurité et à l’emploi pour les jeunes. La confiance ne s’achète plus avec des slogans ; elle se gagne par la preuve.
Cette démarche de « proximité utile » ne doit pas rester un événement isolé. Elle doit devenir la norme de l’action publique.
La crédibilité politique ne doit plus se construire dans la cohue des rassemblements, mais dans la solidité des résultats obtenus pour le mieux-être de tous.
En somme, ce voyage en Casamance est un signal fort : celui d’un État qui se veut enfin au service du quotidien des populations, loin du spectacle et au plus près des réalités.
Amadou Bassirou NDIAYE
Président de Bokk Defar Senegaal
Membre de la Coalition Diomaye Président
bokkdefar@gmail.com








