
Des pluies accompagnées d’orages ont été enregistrées ces dernières heures dans plusieurs localités du pays, notamment à Dakar. Un phénomène inhabituel pour cette période de l’année, que l’Agence nationale de la météorologie et de l’aviation civile (ANACIM) qualifie de pluies hors saison et qui suscite inquiétude et interrogations au sein des populations.
Selon l’ANACIM, cette situation météorologique devrait se poursuivre jusqu’à demain vendredi, avec des pluies faibles à localement modérées, parfois accompagnées d’orages, sur une grande partie du territoire national.
Un phénomène climatique bien identifié
Interrogé à ce sujet, par la Radio futur média, Mor Kébé, ingénieur prévisionniste à l’ANACIM, explique que ce type de situation est typique de cette période de l’année. Elle résulte d’un conflit entre deux masses d’air : une masse d’air froide et humide en provenance de l’Europe, descendue jusqu’en Afrique de l’Ouest, et une masse d’air plus chaude présente sur la région.
« Le mélange de ces deux masses d’air a conduit à la formation de nuages qui se sont densifiés par la suite pour donner des pluies faibles à localement modérées », précise-t-il. Ces précipitations, observées depuis hier, devraient donc persister au cours de la journée et jusqu’à la matinée de demain.
La peur d’un scénario déjà vécu
Si ces pluies peuvent paraître anodines, elles ravivent néanmoins de mauvais souvenirs, notamment celui de l’année 2002. À l’époque, une situation météorologique similaire avait causé d’importants dégâts, avec des pertes de bétail, des dommages sur les récoltes et de lourdes conséquences pour les populations.
Ce souvenir alimente aujourd’hui une certaine psychose, surtout dans les zones vulnérables aux inondations et parmi les agriculteurs et éleveurs encore marqués par les impacts passés.
Même si les quantités annoncées restent faibles à modérées, les autorités météorologiques insistent sur l’importance de la vigilance, au regard des dégâts potentiels que ce type de phénomène peut engendrer.







