
À Médina Baye, haut lieu de spiritualité et de transmission du savoir islamique, la Jamiyatou Ansaroudine a posé un acte à forte portée religieuse et éducative. En octroyant dix bourses sociales à des élèves de l’Institut islamique El Hadji Abdoulaye Niass, l’organisation réaffirme son attachement à l’idéal de Baye Niass : former des hommes et des femmes utiles à la communauté par le savoir, la foi et la solidarité.
D’un montant global de 600 000 francs CFA, ces bourses — soit 60 000 francs CFA par bénéficiaire — visent à soulager les charges scolaires des familles vulnérables et à permettre aux élèves de poursuivre sereinement leur parcours académique dans un cadre d’excellence spirituelle.
Pour le président de la Jamiyatou Ansaroudine, Serigne Aliou Cissé Niang, ce geste dépasse la simple assistance financière. Il s’inscrit dans une vision éducative à long terme, où l’accompagnement des apprenants devient un acte d’adoration et de service communautaire. « Soutenir cette école, c’est contribuer à la préservation d’un héritage intellectuel et spirituel bâti par Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass, qui a consacré sa vie à l’élévation du savoir », a-t-il rappelé.
L’initiative met également en lumière l’importance accordée à l’équité sociale dans l’enseignement islamique. Selon le directeur de l’Institut, Serigne Mounhamina Ibrahima Niass, les bénéficiaires ont été choisis parmi les élèves issus de familles démunies, les personnes vivant avec un handicap et les étudiants étrangers, traduisant ainsi une conception inclusive de l’éducation, fidèle aux principes de justice et de compassion prônés par l’islam.
Au-delà des chiffres, cette action symbolise une continuité : celle d’un enseignement qui ne se limite pas à la transmission des sciences religieuses, mais qui s’accompagne d’un engagement social concret. En investissant dans la formation des jeunes, la Jamiyatou Ansaroudine participe à la construction d’une génération de savants et de cadres conscients de leurs responsabilités spirituelles et citoyennes.
Dans un contexte où les défis éducatifs demeurent nombreux, ce geste apparaît comme un rappel fort : à Médina Baye, la foi et le savoir avancent ensemble, portés par la solidarité et le sens du devoir envers la communauté.







