Le président du mouvement « Ensemble C’est Possible », Moustapha Junior Thiam, a livré une analyse contrastée de la situation sociale dans une déclaration publique. S’il reconnaît des avancées ponctuelles après l’implication personnelle du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, lors des récentes crises dans les secteurs de l’éducation et de la santé, il estime que des solutions véritables restent à trouver. Il appelle dès lors le Président à intensifier son action pour sortir durablement ces secteurs de l’impasse.
Alors que les grèves d’ampleur inédite ont paralysé l’école et l’hôpital, les arbitrages présidentiels ont certes permis des pauses, mais n’ont pas réglé le fond des problèmes. Pour Moustapha Junior Thiam, l’éducation et la santé ne disposent toujours pas de réponses structurelles, et c’est pourquoi le Président est de nouveau interpellé pour y remédier.
Des blocages toujours présents sur les points structurels
Selon le leader de « Ensemble C’est Possible », malgré l’intervention du président Bassirou Diomaye Faye, plusieurs dossiers majeurs restent en suspens. Le paiement effectif des rappels de salaires des enseignants n’est toujours pas pleinement garanti, tout comme l’alignement de l’indemnité de logement, deux revendications historiques des syndicats. Par ailleurs, l’engagement de l’État sur un calendrier précis de modernisation des plateaux techniques des hôpitaux régionaux est jugé encore flou, et l’intégration progressive des agents contractuels de la santé dans la fonction publique tarde à se concrétiser. Enfin, la mise en place d’un comité de suivi permanent basé à la présidence reste à prouver sur le terrain.
Une méthode présidentielle saluée, mais des résultats insuffisants
Moustapha Junior Thiam a salué la franchise et le dialogue direct privilégiés par le chef de l’État, à l’image de ce qui a été tenté dans le secteur des transports. « Le Président a su créer une dynamique d’écoute, mais cela ne suffit pas tant que les solutions ne sont pas appliquées. Il est aujourd’hui appelé à remédier aux manques persistants, car la santé et l’éducation ne peuvent plus attendre », a-t-il déclaré.
Un appel à la vigilance et à l’action
Tout en saluant l’implication présidentielle, Moustapha Junior Thiam invite le gouvernement et les syndicats à reconnaître que la phase la plus difficile reste celle des actes concrets. Il exhorte le président Bassirou Diomaye Faye à maintenir une pression constante sur ses ministères pour que les engagements pris ne restent pas lettre morte. « L’apaisement ne doit pas masquer l’absence de solutions durables. Le chef de l’État est désormais attendu pour remédier aux dysfonctionnements structurels », a-t-il insisté.
L’auteur de la déclaration plaide enfin pour que la « concertation directe » débouche sur des réformes systémiques, faute de quoi, prévient-il, le Sénégal restera enfermé dans le cycle des grèves répétitives.








