Considérée comme l’une des villes les plus emblématiques du Sénégal, Kaolack aspire à retrouver le rôle de premier plan qu’elle a longtemps occupé dans la vie économique et politique nationale. C’est le message porté par Rifou, artiste compositeur, influenceur, rappeur et lanceur d’alerte face à la presse ce samedi , qui appelle les autorités à accorder une place aux fils de la région dans la composition du futur gouvernement.
Selon lui, » la capitale du Saloum, autrefois réputée pour son dynamisme économique grâce à son port, ses usines et ses nombreuses infrastructures, a contribué de manière significative au développement du pays. Ville historique associée à l’héritage de Valdiodio Ndiaye, Kaolack a également formé plusieurs générations de cadres, de ministres et de hauts responsables de l’État «
Aujourd’hui, aucun ministre originaire de Kaolack ne siège au gouvernement, alors que la région regorge de compétences capables d’accompagner les ambitions de développement du Sénégal déplore Rifou.
Parmi les personnalités qu’il estime aptes à intégrer une future équipe gouvernementale, il cite le Dr Macoumba Diouf, docteur en agronomie et expert reconnu du secteur agricole et rural. Ancien Directeur général de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) à deux reprises, ancien Directeur de l’Horticulture durant plus de dix ans et conseiller technique au ministère de l’Agriculture, Dr Diouf dispose, selon ses soutiens, d’une solide expérience dans la conduite des politiques agricoles.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par la récente mobilisation des acteurs du monde paysan. Lors d’une rencontre organisée ces derniers jours, plusieurs producteurs ont exprimé leur mécontentement face aux difficultés persistantes du secteur agricole. Les participants ont notamment dénoncé les obstacles liés à la production, à l’accompagnement technique et aux conditions de travail dans les zones rurales.
Pour de nombreux observateurs, cette mobilisation constitue un signal fort adressé aux autorités. Elle traduit le malaise qui gagne une partie du monde rural et l’urgence de mettre en œuvre des réponses adaptées aux préoccupations des agriculteurs.
Rifou estime ainsi que le Sénégal gagnerait à s’appuyer sur des profils expérimentés capables d’apporter des solutions concrètes aux défis du secteur. « Développer l’agriculture, c’est développer l’économie nationale », soutient-il, rappelant que la majorité de la population sénégalaise vit encore en milieu rural et que le Bassin arachidier, dont Kaolack est le cœur, demeure un levier stratégique pour la croissance du pays.
À travers cet appel, le lanceur d’alerte invite les décideurs à valoriser les compétences locales et à donner davantage de responsabilités aux cadres issus de la région de Kaolack afin de contribuer à la transformation économique du Sénégal.








