
Le changement climatique n’est plus une menace lointaine : il est désormais une réalité vécue au quotidien par des millions de personnes à travers le monde. Sécheresses, inondations, vagues de chaleur, montée des eaux — les conséquences se font sentir dans tous les domaines de la vie sociale, économique et environnementale. Au cœur de cette crise, les populations les plus vulnérables paient le plus lourd tribut.
« Le changement climatique est une réalité incontestable, et les sociétés doivent s’y adapter.
Tous les indicateurs montrent que les inondations dans les villes vont devenir plus intenses. En effet, les eaux de pluie se répartissent en trois parties :
une partie s’infiltre dans le sol et alimente les nappes souterraines, une autre s’évapore dans l’atmosphère, et une dernière s’écoule et s’accumule à la surface du sol cette dernière étant la source des inondations.
Or, cette dernière catégorie va augmenter pour les raisons suivantes » a expliqué Imam Mouhamed Sow.
Premièrement : la diminution des surfaces perméables dans les villes, en raison de l’extension des zones bâties, pavées ou couvertes de débris de construction.
Deuxièmement : la baisse de la vitesse d’infiltration de l’eau dans le sol, à cause des déchets plastiques et autres matières non biodégradables enfouis dans les sols urbains et périurbains.
Tout cela entraîne les conséquences suivantes :
• une augmentation du volume d’eau qui s’accumule dans les zones basses des villes ;
• une stagnation prolongée de cette eau dans ces zones a t-il ajouté.
» La solution à ce problème doit combiner deux approches :
- Les actions du gouvernement pour mettre en place des réseaux d’évacuation des eaux adaptés ;
- L’interdiction de l’habitat dans les zones basses, en prenant des décisions fermes dans ce sens.
Cela n’est pas difficile à réaliser dans le cadre de la nouvelle politique instaurée par le Parti PASTEF, fondée sur la transparence, et non sur l’ancienne logique du « je te donne en échange de ta carte électorale ou je ferme les yeux sur tes irrégularités tant que tu me donnes ta voix
C’est justement ce vieux système qui a conduit à l’occupation des zones marécageuses dans les villes et leurs périphéries.
On en trouve des exemples dans les faubourgs de Saint-Louis et de Colobane (sortie vers Darou et le quartier de Béthioir).
Troisièmement : il faut aider les habitants de ces zones à les quitter, avec le soutien populaire au gouvernement — en particulier celui des riches —, car, dans de nombreuses villes, les terrains utilisables sont déjà saturés, tandis que les plus aisés possèdent de vastes domaines autour des centres urbains » a mentionné imam Mouhamed Sow.
Il a cependant apporter des solutions face à cette situation » Adopter une telle solution permettra de créer des villes vertes, où les zones basses pourraient être transformées en espaces de loisirs ou zones économiques comme la pisciculture. »







