Plombé notamment par une erreur de Kepa Arrizabalaga sur l’ouverture du score, Arsenal s’est incliné ce dimanche en finale de la League Cup face à Manchester City (0-2). Le héros des Citizens se nomme Nico O’Reilly (21 ans), auteur d’un doublé.
S’il devait s’agir de la dernière saison de Pep Guardiola sur le banc de Manchester City, elle ne se conclura pas sans trophée : son équipe a remporté ce dimanche la finale de la League Cup en battant Arsenal (2-0). Rayan Cherki et ses partenaires peuvent remercier Nico O’Reilly, auteur d’un doublé de la tête (60e, 64e), mais aussi le gardien des Gunners Kepa Arrizabalaga, coupable d’une grossière faute de main sur l’ouverture du score.
Manchester City s’offre donc une neuvième League Cup, la cinquième sous la direction de Guardiola et la première depuis 2021. Arsenal, de son côté, espère se consoler en remportant notamment le titre de champion d’Angleterre, alors que Mikel Arteta et ses hommes comptent neuf longueurs d’avance au classement sur… City.
Le film d’Arsenal – Manchester City
Mais la première défaite de Mikel Arteta à Wembley annonce-t-elle une fin de saison sous haute tension pour Arsenal ? En tout cas, les Gunners, donnés favoris, ont été balayés en deuxième période par Manchester City et maître Pep Guardiola a surclassé son ancien élève, une fois les premiers feux londoniens éteints pour enlever le 19e titre de l’ère du Catalan dans le Nord de l’Angleterre. L’histoire de la rencontre aurait été différente, peut-être, si James Trafford n’avait pas réussi un triple arrêt devant Kai Havertz (une fois) et Bukayo Saka (deux fois) à la 7e minute.
Arsenal semblait alors maître du terrain et de son sujet, la défense citizen fébrile autour d’un axe Abdukodir Khusanov-Nathan Aké éprouvé. Mais, tout doucement, le rapport de force s’est inversé. À défaut de toucher beaucoup de ballons, la paire Erling Haaland-Rayan Cherki a coupé la relation entre la charnière d’Arsenal et ses relais habituels, Martin Zubimendi et Declan Rice. Sur les côtés, Jérémy Doku et surtout Antoine Semenyo ont pris le dessus sur leurs vis-à-vis. Et si Manchester City n’avait toujours rien cadré avant la pause, elle a commencé à imposer de longues séquences de possession bien avant que ne débute une seconde période à sens unique.
L’ÉQUIPE
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À la 49e, William Saliba a failli se faire surprendre pour une fois dans la surface par Haaland, qu’il a largement dominé de bout en bout. Alors City est passé au-dessus du défenseur français pour manifester sa domination, avec l’aide involontaire de Kepa Arrizabalaga (voir par ailleurs) : mené 0-2 en quatre minutes (60e, 64e), incapable de sortir proprement de ses trente mètres, Arsenal a fini par retrouver un semblant de répondant au gré des changements impulsés par Mikel Arteta. L’entrant Riccardo Calafiori s’est créé une première semi-occasion, de la tête et sur coup franc (73e), avant de réussir une volée qui a léché les crampons de Leandro Trossard et le poteau citizen (78e). Gabriel Jesus a lui envoyé une tête sur la barre (88e). Et Viktor Gyokeres est resté sur le terrain jusqu’au bout sans se créer la moindre occasion, symbole d’une formation d’Arsenal en panne de solutions offensives.








