Le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal (CUDIS) condamne avec fermeté la montée des discours de haine, des propos xénophobes et des campagnes de désinformation visant des communautés étrangères, en particuler africaines, établies ou de passage au Sénégal. Il appelle à préserver la tradition d’hospitalité, de fraternité et de métissage du pays.
Dans un communiqué publié mercredi, intitulé « Halte à la xénophobie ! Le Sénégal restera une terre d’hospitalité, de fraternité et de métissage », le CUDIS estime que ces dérives menacent la paix sociale, la cohésion nationale et la tradition sénégalaise de la teranga.
L’organisation religieuse, présidée par Abdou Aziz Mbacké, rappelle que le Sénégal est lui-même un pays d’émigration, dont les ressortissants vivent et travaillent dans plusieurs pays africains. Elle juge, dès lors, inconcevable que des étrangers soient considérés comme des indésirables sur le territoire national.
Tout en défendant l’hospitalité, le CUDIS souligne que le vivre-ensemble repose sur une responsabilité partagée, invitant les étrangers à respecter les lois, les coutumes et les traditions du Sénégal, et l’État à appliquer les règlements dans le respect des droits humains.
Le CUDIS appelle les guides religieux, les médias, les influenceurs et les jeunes à promouvoir la tolérance et à rejeter les discours de division. Il exhorte également les autorités à protéger les personnes vulnérables et à sanctionner les actes et propos xénophobes.
Dans cette dynamique, l’organisation annonce l’organisation prochaine, avec l’appui des autorités, d’une Semaine du Vivre-ensemble, qui devra notamment favoriser le dialogue interreligieux et aboutir à un Pacte national pour le vivre-ensemble.
