La détermination était visible sur tous les visages ce samedi à Ndiedieng. À l’appel de la jeunesse locale, plusieurs dizaines de citoyens ont investi les rues de la commune lors d’une marche pacifique pour réclamer le bitumage du tronçon routier reliant Ndiedieng à Lamaram, une distance d’environ neuf kilomètres jugée cruciale pour le développement de la zone.
Arborant des brassards rouges en signe de protestation, les manifestants ont parcouru les principales artères de la commune dans une ambiance calme mais résolument engagée. Munis de pancartes et scandant des slogans réclamant de meilleures infrastructures, ils ont voulu attirer l’attention des autorités sur ce qu’ils considèrent comme une urgence pour les populations locales.
Pour les organisateurs, l’état de dégradation avancée de cette route constitue un véritable obstacle au désenclavement de plusieurs villages. Ils estiment que cette situation pénalise fortement les déplacements des habitants, les activités économiques, l’accès aux soins de santé ainsi qu’aux établissements scolaires.
« Nous avons trop attendu. Cette route est une nécessité, pas un luxe », a lancé un jeune manifestant au cours de la mobilisation.
Les marcheurs rappellent que plusieurs promesses ont été faites ces dernières années concernant la réhabilitation de cet axe routier, sans qu’aucune réalisation concrète ne soit observée sur le terrain. Face à cette situation, ils exigent des actes et non plus des engagements.
Tout en privilégiant la voie du dialogue et de la mobilisation pacifique, les initiateurs du mouvement préviennent qu’ils pourraient envisager d’autres actions si leur revendication reste sans réponse.
La manifestation s’est déroulée sans incident majeur, sous l’œil vigilant des forces de sécurité. À travers cette démonstration de force citoyenne, la jeunesse de Ndiedieng entend maintenir la pression afin que le projet de bitumage de la route Ndiedieng–Lamaram devienne enfin une réalité.








